Retour en images

Après avoir parcouru l’Inde du Nord et le Népal, nous voici de retour en France.

Petit retour en images sur ces deux mois de découvertes :

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Grâce à une connexion internet plus sûre, nous mettons à jour le site: vous retrouverez nos différentes rencontres dans la galerie de portraits. Les articles sont traduits en anglais afin que nos amis anglophones suivent l’avancée du projet.

Place maintenant au visionnage des vidéos et au montage du film!

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We’re now back in France after this two months of travelling. We’re updating the website and translate the articles in english for our english friends, who want to know more about this project.

Let’s go know for the movie making!

Nous venons de passer 3jours dans une ferme a Banda, la premiere interview est enfin realisee.

La mise a jour du site est difficile : les connexions sont rares, les ports USB ne sont pas fonctionnels et pour finir les claviers ne sont pas les memes…

Nous en sommes desolees, nous ne pourrons poster des articles qu’a la fin du mois. Nous nous rendons aujourd’hui dans d’autres fermes. A notre arrivee a Delhi, nous completerons le site d’articles et bien sur de photos.

Rencontre avec l’habitant

Depuis le debut du voyage, nous avons dormi dans differents logments : hotel, guest house, mais le meilleur de tous reste encore le Couchsurfing.

C’est un reseau mondial de personnes proposant gratuitement leur canape pour quelques jours, ou simplement discuter autour d’un cafe. L’idee est de completer le sejour avec la rencontre des habitants.

Pendant ces 5 jours passes a Kolkata, nous avons ete heberges par deux hotes et un 3eme couchsurfeur nous a montre la ville sous un autre angle. Loin des circuits touristiques, nous avons decouvert les secrets de Kolkata. Cela nous a permis de comprendre plus rapidement le pays et de mieux nous acclimater.

at Amit's flat

Peut-etre est-ce la generosite des indiens, mais ces hotes ont fait bien plus que nous accueillir : toujours disponibles et aimables, ils ont fait tout leur possible pour faciliter notre voyage a travers de bons conseils et leur reseau de connaissances. Nous les remercions infiniement.

with Vinay's family

 

Pour toujours plus de contacts humains et de belles aventures, soyez sure que nous rendrons la pareille a notre retour.

Kolkata

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Voila trois jours que nous sommes en Inde, a Kolkata.
L’arrivee n’a pas ete si difficile, l’adaptation au pays s’est faite plus rapidement que nous le pensions.

Malgre tout, la vie est bien differente ici : il y a foule tout le temps, tout est melange, les odeurs, les classes sociales, les beaux immeubles cotoyent les sans abris…
Au volant, une seule regle : NO RULES, c’est la loi du klaxon.
Pour se deplacer nous utilisons le plus souvent des touk-touks, ces petits 3 roues qui passent partout !

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Entre les klaxons, les cris des vendeurs, des taxis-drivers, des passants on arrive encore a entendre les oiseaux !

Demain nous avons rendez-vous avec Anupam Paul, un scientifique qui travaille sur les varietes de riz. Nous quittons la ville la plus peuplee d’Inde mardi.

Organisation sociale et système de castes

Parties du principe que pour comprendre les traditions et habitudes d’une civilisation, il faut connaître son Histoire, nous nous sommes plongées dans l’Histoire de ce sous-continent.
L’organisation sociale du pays est fondée sur les textes sacrés de l’Hindouisme (dont les Loi de Manu) et se définit en système de castes. Si nous nous donnons la peine d’approfondir le sujet, c’est que ce système, bien qu’officiellement aboli et interdit depuis 1949, perdure dans les mentalités et dans les cultes religieux. Il d’autant plus présent dans les communautés rurales.

castes

Les castes définissent précisément les droits et devoirs de chacun en fonction de sa position hiérarchique. L’individu hérite de sa caste de naissance avec des règles des traditions et des métiers qui lui sont propres. Le passage d’une caste à une autre est très difficile.

Il existe quatre classes sociales (varna) divisées en une centaine de groupe (jâti) qui sont les castes proprement dites.
Le Varna est étroitement lié à l’hindouisme et à la notion de karma car chacune des classifications renvoie à une partie de l’essence divine prenant forme humaine :

  • la tête et la bouche ont donné les brahmanes, chargés des sacrifices, de l’étude et l’enseignement du sacré,
  • les deux bras ont constitué les kshatriya, liés à la protection de la société (roi, administrateur et soldat),
  • les deux cuisses ont donné les vaishya, chargés du commerce, de l’élevage et de l’agriculture
  • les deux pieds donnant les shûdras (les serviteurs)

les intouchables représentent un dernier regroupement d’individus, ce sont les exclus des quatre varna ; ils sont considérés comme très impurs, associés aux travaux dégradants par les classes supérieurs.
Au XXe siècle, la condition des intouchables s’est sensiblement améliorée, des partis politiques ont vu le jour permettant aux intouchables des revendications et une représentation politique. Certains ont fait le choix de changer de religion, via l’islam, le christianisme ou le bouddhisme, pour prétendre à un avenir plus clément.

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J-3…!

Nous voici à moins d’une semaine du départ !
Nos CDD sont maintenant terminés, il nous reste quelques jours pour les derniers préparatifs.
Nous nous déplacerons régulièrement, et en train. Donc nous misons tout sur un minimum d’encombrement et de poids.

Au menu :
un peu de matériel. Nous nous sommes évidemment attardées sur la qualité de son et d’images, mais aussi sur la légèreté et la résistance.

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-une caméra étanche, anti-choc et qui tient dans la poche !

-un jeu de batteries et de micro-cartes mémoires

-un mini trépied de 25cm. Les pieds se contorsionnent, il peut s’accrocher partout

-un dictaphone, pour ne pas perdre une miette des futurs dialogues

-et deux appareils photos

Nous voilà équipées comme de vraies reporters en herbe !

 

Après les conseils avisés de nos proches et quelques lectures sur la toile, nous partons avec un véritable kit de survie pour supporter les petits désagréments d’acclimatation  (huiles essentielles, panoplie de pansements, anti-diarrhéiques, désinfectant…)

Sans oublier les petits objets qui rendront ce voyage plus confortable : la crème solaire et la Biafine (28°C attendu à Kolkata vendredi…!), des micro-pures, un antivol et cadenas pour voyager tranquille en train …

En attendant le départ, nous vérifions tout une n-ième fois!

Le statut de la femme hindoue

Le décès de cette adolescente, victime d’un viol collectif à New Delhi, a déclenché une vive émotion dans tout le pays. Cet événement, qui n’est pas isolé, relance la question sur le droit et la place des femmes dans la société indienne. Dans ce pays patriarcal, aux hiérarchies sociales particulières (système de castes), le statut de femme laisse encore à désirer.
Nous nous sentons évidemment concernées par ce sujet, et notre entourage nous le rappelle régulièrement, nous les trois jeunes occidentales…

Voici donc un petit aperçu historique du statut des femmes en Inde.

La place de la femme dans la société indienne selon l’hindouisme est à la fois subordonnée et centrale. D’après les lois de Manu (les plus anciens textes de la tradition hindoue), la femme indienne se définit toute sa vie par rapport à un homme : durant son enfance elle dépend de son père. Puis une fois mariée, elle dépend de son mari, son mari étant mort, de ses fils. Une femme hindoue ne doit jamais rien faire suivant sa propre volonté. Son accomplissement passe par la maternité. La mère incarne une véritable fonction sacrée en donnant la vie et en nourrissant les siens.
femmes

Et pourtant, la condition féminine n’a pas toujours était ainsi:

Au cours de l’Antiquité, la femme indienne avait un statut social égal voir même supérieur à l’homme. Elle avait librement accès à l’éducation, sans limite thématique.
A partir du Vie siècle, avec l’invasion musulmane et le durcissement du système des castes, la liberté d’action féminine se dégrada ; non pas à cause des enseignements hindouistes ou de l’Islam, mais plutôt à cause de l’ignorance et des préjugés sexistes des chefs religieux de ces deux confessions, qui ont contribué à l’imposer.
Toutefois, le développement du jaïnisme (religion prônant la non-violence) a permis de souligner les injustices faites aux femmes et une revalorisation de leur statut. Mais la société patriarcale traditionnelle a vite repris le dessus!
Au XIXème siècle, suite à la présence européenne sur le territoire indien, un lent mouvement de contestation non-violente et de réformes sociales et religieuses s’entama : des réformateurs comme Mahatma Gandhi ont lutté, entre autre, contre des pratiques imposées aux femmes et ont rétablit le droit à l’éducation. Progressivement, les femmes ont retrouvé un espoir de liberté, d’accès à la pratique d’un métier en relation avec leurs études et une meilleure affirmation de leur identité
Afin d’améliorer le sort des femmes, des gouvernements régionaux, des associations indiennes et internationales se multiplient aujourd’hui et luttent avec force et courage sur le terrain.

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Agroécologie, Késako?

C’est d’abord un courant de recherche qui vise à appliquer les principes de l’écologie aux domaines de l’agriculture et de l’alimentation. Elle regroupe un ensemble de pratiques et est à l’origine d’un mouvement social prônant une agriculture durable.
Dans les années 1980, des chercheurs américains dénoncent la modernisation de l’agriculture et le modèle qu’elle transmet dans les pays du Tiers-monde : la révolution verte(mécanisation, usage massif des engrais chimiques). Ils intègrent dans leur réflexion le développement des pays du Sud : un développement local appuyé sur des ressources locales et visant à assurer l’autonomie alimentaire des populations.
L’agroécologie propose l’usage intensif de ressources renouvelables (soleil, sol, eau, matière organique), le maintien de la diversité génétique et la complémentarité entre les activités : culture-élevage, culture-forêt, etc.
Elle se présente comme l’une des voies pour parvenir à nourrir l’ensemble des habitants de la planète.

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Les principes historiques
→ permettre le recyclage de la biomasse, optimiser la disponibilités des nutriments
→ garantir la qualité du sol en gérant son activité biologique et la matière organique
→ minimiser les pertes de ressources par le biais d’une gestion optimisée du système
→ favoriser la biodiversité
→ permettre les interactions et les synergies biologiques bénéfiques.
→ valoriser l’ensemble pour assurer l’autonomie et la souveraineté alimentaire

Elle n’a pas vocation de définir des pratiques universelles. Elle s’adapte au cas par cas, selon les capacité d’assimilation, de production et de résilience du système. Cela exige une approche multiple, à la fois historique, sociologique et anthropologique, mais aussi une analyse des flux de matières et d‘énergie.

Pour approfondir le sujet, nous vous proposons quelques références :

O. DE SCHUTTER – Agroécologie et droit à l’alimentation, Rapport présenté à la 16ème session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU [A/HRC/16/49], 8 mars 2011

S. PEREZ-VICTORIA, E. SEVILLA GUZMAN – Petit précis d’agroécologie, Nourriture, autonomie, paysannerie, colloque d’Albi, 2008

D. VAN DAM, M. STREITH, J. NIZET, P. STASSART – L’Agroécologie :  Entre pratiques et sciences sociales, Ed. Éducagri, 2012

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